Loi APER : pourquoi la solarisation des parkings accuse encore du retard
Le 1er juillet 2026 marque une étape importante dans l’application de la loi relative à l’accélération de la production des énergies renouvelables (loi APER). À compter de cette date, les parkings extérieurs de plus de 10 000 m² sont concernés par la première grande échéance réglementaire en matière de solarisation. Pourtant, malgré un potentiel considérable, une part importante des sites ne sera pas en conformité.
Une ambition forte, un déploiement plus complexe que prévu
La loi APER vise à accélérer la production d’électricité renouvelable en s’appuyant sur des surfaces déjà artificialisées, comme les parkings. Les ombrières photovoltaïques permettent ainsi de produire une énergie locale tout en améliorant le confort des usagers grâce à la protection contre le soleil et les intempéries.
Sur le papier, 10 000 à 11 000 parkings sont concernés par cette première échéance. Dans la réalité, la filière estime que seule une minorité des sites est aujourd’hui conforme.
Pourquoi un tel retard ?
Si l’objectif de la loi est largement partagé, plusieurs facteurs ont ralenti le lancement des projets.
Le premier concerne les délais de raccordement au réseau électrique. Selon les territoires, ceux-ci peuvent atteindre 12 à 18 mois, rendant difficile la mise en service des installations dans les délais lorsque les projets ont été engagés tardivement.
À cela s’ajoutent plusieurs années d’évolutions réglementaires, qui ont conduit de nombreux porteurs de projets à attendre une stabilisation du cadre juridique avant de se lancer. Les démarches administratives, les études techniques et la complexité des projets constituent également des freins importants, notamment pour les entreprises qui ne disposent pas d’équipes spécialisées.
Transformer une obligation en opportunité
Au-delà de l’obligation réglementaire, les ombrières photovoltaïques représentent un véritable levier de création de valeur.
Elles permettent notamment de :
- produire une électricité renouvelable directement sur site ;
- développer des projets d’autoconsommation et alimenter des bornes de recharge pour véhicules électriques ;
- réduire l’exposition aux fluctuations du prix de l’électricité ;
- valoriser un patrimoine existant sans artificialiser de nouveaux espaces ;
- renforcer les engagements RSE des entreprises et des collectivités.
Anticiper les prochaines échéances
Cette première échéance ne constitue pas une fin en soi, mais le début d’une montée en puissance de la solarisation des parkings en France.
Les prochaines obligations concerneront progressivement d’autres catégories de parkings. Pour les propriétaires et gestionnaires concernés, l’anticipation reste donc essentielle afin d’intégrer les délais d’études, d’autorisations, de raccordement et de construction.
Chez Girasole Energies, nous accompagnons les entreprises, collectivités et acteurs de l’immobilier dans le développement de leurs projets d’ombrières photovoltaïques, de l’étude de faisabilité jusqu’à l’exploitation des installations. Notre objectif est de transformer une contrainte réglementaire en une opportunité durable de production d’énergie renouvelable et de valorisation du patrimoine.